Éloge d’une lenteur déculpabilisante

Auteur: Florent ARGENTIER Le: mar 30 Mai 2017

Puisque le rythme (ou l’absence de rythme) du mois de mai, avec ses jours fériés et ses ponts, nous y incite, et puisque même les politiques et les électeurs nous invitent à nous mettre en marche (et donc à  ralentir la cadence ?), j’ai pris… le parti de m’interroger sur ce rapport frénétique à l’urgence et au temps que nous imposons à nous-mêmes et à nos collaborateurs. Ces sept dernières années, les marketeurs que nous sommes ont eu à intégrer le digital, si possible dans chaque canal, à montrer une maîtrise parfaite des réseaux sociaux, à faire comme si le big data se traitait en deux temps, trois mouvements, à inventer une stratégie d’ubérisation pour s’ouvrir de nouveaux marchés, ou pour s’auto-ubériser (si, si, pour couper l’herbe sous le pied des concurrents !), à réfléchir aux bienfaits de l’intelligence artificielle, et à monter des POC à tour de bras. Sans compter tout le reste, c’est à dire le marketing, s’occuper de l’offre et de la demande, et surtout des clients !

Si vous me dites que vous y êtes parvenu, c’est que vous travaillez probablement chez un GAFA… j’en connais plus d’un qui n’y arrive pas, et de plus en plus qui ont décidé de choisir leurs batailles ! Être à la poursuite effrénée de l’innovation – et aussi, reconnaissons-le, des effets de mode ! – est usant et peut s’avérer improductif. Il convient avant tout de comprendre ces innovations, de choisir les projets pour en faire de vrais leviers qui impactent durablement l’entreprise. Je vous encourage à jeter un œil dans le rétroviseur et à faire le compte des projets qui, ces sept dernières années, ont vraiment apporté de la valeur au client, et donc à l’entreprise. Et à rester optimiste ! Au plaisir d’en parler lors de nos prochaines manifestations, que je vous invite à découvrir !

Florent ARGENTIER
Président