Data, confiance et émotion

Tandis que nous sommes entre l’heure des bilans de fin d’année et celle des extrapolations sur ce que sera la prochaine, je voudrais m’arrêter sur l’un des mots les plus prononcés et entendus par les marketeurs cette année – comme l’an dernier d’ailleurs, et aussi sans doute l’an prochain -, à savoir le mot DATA

Celle-ci est forcément grosse (volumineuse, mais aussi véloce et variée), et on la prédestine à conduire, orienter ou diriger le marketing. C’est vrai. Sans doute. Mais à certaines condition, ou en tout cas pas n’importe comment. 

Avant toute chose elle ne doit pas être opposée à la confiance, celle du consommateur. Je suis surpris de la quantité d’informations que les utilisateurs confient à la toile au sens large, et cette preuve de confiance ne doit pas se retourner contre eux. Qu’ils s’aperçoivent que l’usage qui en est fait est dévoyé ou pas pertinent, et le retour de bâton sera dur. On touche ici un véritable sujet sociétal et d’éthique… à commencer par celle de l’entreprise et du marketing. Toute l’ambiguïté est que le marketing est prompt à  inspirer une certaine défiance alors que son rôle même est de mettre le consommateur en confiance. Équation difficile, même dans un monde de… big data.

Ensuite la data ne doit pas interdire l’émotion, celle du consommateur. Cette émotion qui fait la réussite de parcours et expériences consommateurs tant recherchée par les gens de marketing. Autrement dit la mécanique de la data peut et doit créer des parcours à la fois personnalisés ET humains. Laurence Faguer, dans sa Parole d’Experte que je vous invite à lire, nous montre que c’est possible.

Il me semble que tout ceci constitue de beaux enjeux pour la prochaine année ?

Les membres du Bureau du Cercle Marketing Client vous souhaitent, avec moi, de très belles fêtes de fin d’année !

Florent ARGENTIER,

Président